Une Journée type

Plus que la résistance, ce qui compte dans un tel projet, c’est une organisation quasi militaire…

1/29/20262 min read

Bien entendu deux journées consécutives ne se ressemblent pas… il y a des matins où le départ est plus difficile que d’autres, des jours de vent moins favorable, et certains jours où les ravitaillements se font rares.

Et pourtant je m’astreints à des rituels pour cadencer la journée et pour décoller plus facilement…

Réveil le matin entre 8h00 et 8h15… j’ai essayé plus tôt, mais le froid, le manque de clarté et parfois l’humidité du matin ne m’ont pas permis de gagner du temps sur la journée .

Sorti du sac de couchage j’enfile la tenue de vélo et petit déjeuner… en fonction des courses de la veille, il peut être frugal ou comporter un yaourt avec des céréales. En général si c’est possible je le complète avec un thé ou une omelette au premier bar venu… sinon ce sera pain et vache qui rit… ils en vendent par énormes paquets de 96 portions de fromages… trop lourd et encombrant pour le vélo…

Rangements, toilette, démontage de la tente selon… il me faut bien près de 2h00 avant de décoller. Objectif : avant 10h00… parfois il peut encore faire froid et je suis obligé de mettre le bonnet thermique et les gants longs.

Puis vient l’heure du pédalage : démarrage sur le plateau moyen pour chauffer les muscles, puis on met un peu plus de braquet… le matin est un peu à l’économie pour ne pas se cramer ne sachant pas toujours de quoi la journée sera faite.

L’alimentation sur le vélo se fait environ toutes les heures… mélange d’amandes, de raisins secs, de figues ou de dattes selon. Parfois une barre chocolatée…

Entre 13h30 et 14h30 arrêt déjeuner : en fonction, soit chaud ou froid. Je m’octroie un repas chaud par jour : tajine, brochettes, plat mixte avec salade, pâtes… en repas froid ce sera quelques chips pour le sel, boîte de thon à la tomate et un ou deux vache qui rit avec du pain. Plus rarement une salade composée…

Avant le redémarrage, estimation de la distance en fonction du parcours et des km déjà parcourus… je me fixe alors l’objectif de l’après midi en fonction des centre d’intérêt.

Comme pour le matin, démarrage progressif et augmentation en fonction de l’objectif. Ou je pousse s’il y encore une grosse distance à parcourir ou j’y vais tranquillement si je ne vise que 35km d’ici la fin de la journée… À partir de 16h30 je commence à repérer s’il y a un bivouac de prévu… je me fixe alors une limite à 17h30 pour avoir le temps de tout préparer avant la tombée de de la nuit et que le froid s’installe… les nuits on tombe vite à 9 degrés… mérinos long de rigueur.

Repas du soir, courses pour le lendemain en fonction, toilette… puis vient le temps du blog et des réseaux sociaux, de quelques communications, lecture et dodo à partir de 21h30… les nuits sont émaillés des aboiements des chiens sauvages, des rafales de vent et autres bruits… je reste en éveil régulièrement… bien entendu j’ai droit à la visite des autorités : le passeport , vous venez d’où ? Destination ?