Etape 39 : l’île aux coquillages

Deux îles construites depuis l’antiquité par les hommes en amassant les coquillages…

LE VOYAGE

2/22/20261 min read

Une île à 90% chrétienne, des quartiers aux noms de saints, un cimetière unique pour les chrétiens et les musulmans : sur l’île de Fadiouth on n’enterre pas, on encoquille… sur plus de 10 m depuis des générations…

Citée lacustre, l’île s’est progressivement formée avec les coquillages vides accumulés par l’homme au fil des millénaires… occupés un temps par les hollandais, elle a été consolidée selon le principe des polders pour gagner de la surface sur les bolongs…

Un exemple de vivre ensemble, toujours régis par des conseils de sages autour du chef de quartier, les 8000 habitants se gèrent avec respect mutuel.

Il y a en fait deux îles : la plus grande qui est habitée par 8000 îliens sur toute sa surface, et le cimetière. Un grenier à mil éloigné au sein de la mangrove complète cet ensemble. Autrefois uniquement accessible en pirogue, les deux îles sont aujourd’hui reliées par deux ponts, celui des charrettes qui permet d’aller au cimetière mais surtout aux terres cultivées qui se situent à 6-8 km dans les terres, et celui qui relie l’île à Joal, ville de naissance de Léopold Sedar Senghor, poète, écrivain et premier président du Sénégal : on n’hérite pas de la terre de ses parents, on l’emprunte à ses enfants.