Etape 26 : passage du no man’s land

Là ce n’est pas comme en Europe… la frontière se passe en 3 temps…

LE VOYAGE

2/3/20262 min read

Levé tôt le matin pour passer la frontière… les camions s’alignent déjà en une longue file face au poste frontière côté marocain. Je les double avec mon vélo et m’arrête un instant derrière la file des voitures à peine moins nombreuses… pas de conducteurs dans les dernières je commence à me faufiler entre les voitures et les camions…un homme me regarde faire et me dit : tu peux avancer jusqu’à la porte avec ton vélo, pas la peine d’attendre… je ne me laisse pas prier. Arrivé au premier contrôle, le douanier me fait signe : passeport, pas de soucis, visa ? Et là je lui explique que j’ai fait une demande de visa électronique mais que je ne peux pas y accéder… il m’indique alors la station service Pétrom… je pousse la porte d’une des agences de transit, et explique la situation. Photo du vélo, de son pilote, du passeport et c’est parti pour une nouvelle demande de passeport. Il m’explique que ça peut prendre entre deux minutes et 24h00… mais qu’il peut aussi être refusé car il y a déjà une demande en cours… sueur froide. J’en profite pour aller manger une omelette et un thé et au bout d’une heure le visa est accordé (temps normal entre 8 à 10 jours et jamais avant 48h00 de l’entrée dans le pays…) le temps de l’imprimer pour la modique somme de 10 euros…

Retour au poste frontière marocain où on me reconnaît, contrôle, et on me fait avancer vers le poste de police… je double à nouveau les voitures qui se font fouiller de fond en comble. À nouveau contrôle et enregistrement… puis passage des chiens pour renifler les sacoches… deux chiens différents, on ne sait jamais… on me fait à nouveau avancer, vers un autre poste de la gendarmerie cette fois…

Enregistrement et je rentre dans cet espace qui n’appartient à personne entre le Maroc et la Mauritanie… une piste mal entretenue me guide sur 500m vers le poste mauritanien…

Au poste mauritanien, pas moins de 5 passages dans des bureaux différents, situés dans trous bâtiments différents, en faisant des allez-retours entre deux bâtiments distincts et même en passant dans une même pièce d’un bureau à l’autre, une fois à droite de l’entrée, puis à gauche et on recommence encore pour le paiement du visa 55 euros… heureusement j’ai mon guide local qui me promène et accélère le mouvement pour la délivrance du dernier tampon au poste de police… tout ça pour la modique somme de 20 euros… au final je m’en suis bien sorti… aux alentours de 12h00. Plus qu’à pédaler jusqu’à Nouadhibou ou je vais me reposer une journée…